Les 4èmes rencontres ampélographiques de Saint-Mont (captation 3/7) –
Olivier Yobregat met en perspective avec une immense pédagogie l’épopée millénaire de la viticulture franche de pied (jusqu’à l’arrivée du phylloxera) et les évolutions des méthodes de culture post greffage qui s’en suivent. L’occasion pour l’ampélographe de donner son avis sur la présupposée supériorité des vins issus de vignes non greffées.
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Durée de la conférence (avec questions du public) : 53 mn
A PROPOS D’OLIVIER YOBREGAT / Ingénieur agronome et œnologue, diplômé de Montpellier avec notamment comme professeurs Denis Boubals, François Champagnol, Jean-Michel Boursiquot ou Claude Flanzy
ABSTRACT / « Depuis sa domestication il y a environ onze millénaires et jusqu’à une époque récente, la vigne cultivée, issue de l’espèce Vitis vinifera L., a été sélectionnée et propagée par les Hommes, notamment en tirant parti de sa grande facilité d’enracinement. Grâce à la multiplication végétative, les cépages ont pu voyager parfois très loin de leur lieu d’origine et trouver de nouvelles terres d’accueil pour peu que leurs racines s’accommodent des conditions locales de sol et de climat. Adaptés par nécessité au lieu de leur culture, les cépages ont ainsi prospéré, ont donné naissance à des descendants qui les ont parfois supplantés, ont disparu ou ont perduré de nombreux siècles pour nous parvenir, toujours vivants grâce à la magie de la multiplication végétative. Mais l’arrivée et l’extension fulgurante d’un puceron redoutable, le phylloxéra, a mis fin à cette méthode simple de propagation qui mimait un phénomène naturel observé parmi les populations sauvages de « lambrusques ». Hormis en de rares endroits préservés, la culture de la vigne sur ses propres racines, franche de pied, a disparu au profit de l’utilisation de porte-greffes issus d’espèces originaires du même continent que le parasite, et qui avaient développé des mécanismes de défense efficaces.
La nécessité d’assembler par la greffe deux individus, dont l’un reste souterrain et fournit ses racines à la partie aérienne porteuse des fruits, a simplement bouleversé à l’échelle planétaire la culture de la vigne. Les méthodes culturales ancestrales, développées jusqu’alors, ont brutalement disparu du vignoble et même de la mémoire collective vigneronne, pour être remplacées par des techniques adaptées aux plants greffés. C’est cette épopée qu’Olivier Yobrégat se propose de raconter, en exposant les particularités de la culture franche de pied, patrimoine devenu rarissime et qu’une poignée de vignerons venus de tous les horizons de la planète viticole s’efforce aujourd’hui de remettre en lumière et de valoriser. » O.Y.

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