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Vins, Spiritueux & Co
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La bonne affaire, Tina craque pour la Malepère

Si pour vous  » la vie est trop courte pour boire du mauvais vin « , découvrez le gros coup de cœur à moins de 15 € de Tina Meyer. L’occasion pour la dégustatrice de se réconcilier avec le merlot, tout en en craquant pour un des meilleurs vignerons du Languedoc.

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Bienvenue dans cette nouvelle rubrique, « La bonne bouteille de Tina », où chaque mois, je vous ferai partager mes coups de cœur, et vous dénicherai une nouvelle quille à rapport qualité/prix imbattable.

Aujourd’hui, direction le sud-ouest de Carcassonne, dans la partie la plus à l’ouest de la région viticole du Languedoc ! Je vais vous parler d’une micro-appellation méconnue… et d’un gros canon qui m’a réconciliée avec le merlot : on goûte la cuvée « Tu m’intéresses 2021 » de Frédéric Palacios, du domaine Le Mas de mon Père.


On est où ? Pile entre Narbonne et Toulouse, adossé au petit massif de la Malepère, entre 220 et 435 mètres d’altitude, à la frontière des influences méditerranéennes et atlantiques.

 Ici le climat méditerranéen est contrebalancé par une pointe de fraîcheur venant de la chaîne pyrénéenne. Il pleut pas mal – 800 mm de précipitations par an -, et l’avantage ce sont ces grandes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit : les vins ont de la fraîcheur.

L’occasion de découvrir cette micro-appellation éponyme :  l’AOC Malepère, née en 2007. Une appellation qui tient dans un mouchoir de poche: selon les chiffes officiels, seulement 227 hectares de vignes déclarées en 2019. On parle de 18 vignerons, les ¾ en coopérative, comme à l’époque le père de Frédéric.

Particularité ? Les sols, atypiques :  argilo-gréseux, poudingues ou encore sables qui donnent des vins très fins et d’une grande fraîcheur.

Frédéric Palacios.
Frédéric Palacios.


Frédéric Palacios a créé son domaine en 2005. Il a repris les vignes de son grand-père et s’est s’installé dans la maison de son père à Arzens pour y construire sa propre cave. Près de 6 hectares en bio/nature.

Dans un écrin naturel de garrigue, les cépages bordelais, méditerranéens et catalans cohabitent ensemble dans son vignoble. Un vignoble tantôt en coteaux, tantôt en terrasses, réparti sur 8 parcelles – il vinifie en vinifications parcellaires.

Mais glou ! On passe à la dégustation et on cause après !

Robe : un brin évoluée, assez épaisse, foncée, violine, forte intensité colorante. Jus trouble, on peut voir la matière en suspension.

Nez : expressif, extrêmement gourmand qui donne envie d’y plonger. Avec à l’ouverture, une empreinte de raisins mûrs, de prunes confites, et cette légère pointe mentholée.

Bouche : L’attaque est franche et directe, la bouche bien équilibrée entre matière et longueur. Fraîcheur. C’est persistant, se boit avec une grande facilité et servi un peu frais, accompagne sans problème viandes en barbecue.

12,5% dans le verre : à glouglouter sous la tonnelle… Il le dit de lui-même : 2021, c’est son meilleur millésime

Qu’est-ce qui est intéressant ici, outre le prix et l’extrême buvabilité ? L’assemblage (retourner la bouteille) est composé à 60 % de merlot, puis 20% de malbec, 20 % de grenache et 20% de cinsault.

Or je sais pas vous mais le merlot c’est quand même pas le cépage le plus intéressant du monde. Je n’ai jamais aimé ce cépage pour moi sans intérêt, sans personnalité, à part peut-être à saint-émilion. Son seul avantage c’est d’apporter de la souplesse. Mais c’est vraiment tout.

D’ailleurs, pour moi dans cette cuvée c’était incontestablement le grenache qui dominait, le cinsault apportant une petite touche de finesse en supplément.

Bref, c’est une redécouverte du merlot !!

Malin : le vigneron met son 06 en gros sur le bouchon. Donc on l’a appelé, le Frédo. Et on lui a carrément posé la question qui nous brûlait les lèvres : pourquoi qu’son merlot y goûte pas comme le merlot ? C’est quoi son secret ?

Sur ce terroir unique, il a mis au point après de longues années et tâtonnements une méthode de récolte et vinif atypique pour réussir à obtenir le parfait équilibre pour son merlot :

–  il ramasse d’abord 20 à 30% de la parcelle, égrappe, et fait des remontages sur cette cuve pendant 3 à 5 jours jusqu’à obtenir la couleur qu’il veut. A ce stade, la fermentation a démarré, il décuve

–  Et dès le lendemain, il cueille le reste des raisins, en grappes entières (un peu l’inverse de la méthode bourguignonne !)

Fermentations en levures indigènes et vinifications peu interventionnistes (seules quelques doses de sulfites sont tolérées si besoin).

13,50 € chez Vins Vivants à Pantin

Il nous conseille également de goûter la cuvée Red de toi 2022 – stay tuned ! d’ici là portez-vous bien, et n’oubliez pas : la vie est trop courte pour boire du mauvais vin !