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Vins, Spiritueux & Co
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Les mystères de la langue du vin révélés

Riche et savoureuse conversation avec le linguiste Jean Szlamowicz qui vient de publier « Savoir parler du vin » (Ed .du Cerf). Le professeur à l’université de Bourgogne (Dijon) a construit dans son ouvrage une approche rigoureuse pour décoder nos multiples façons (travers…) de parler du vin. Entre promesses sensorielles et opacité technique, le vocabulaire du vin peut en effet se montrer déroutant. Un ouvrage érudit et stimulant qui servira à tous les amoureux du vin et de la langue.

Durée de la vidéo : 33 mn

[COMPLET] 20231025_EDITO_AG_JeanSzlamowicz.mp4.smil

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[COMPLET] 20231025_EDITO_AG_JeanSzlamowicz.mp4.smil

L’AUTEUR Professeur des universités, linguiste enseignant à l’Université de Bourgogne, Jean Szlamowicz est aussi membre de l’Académie du jazz, journaliste et producteur musical. Il a écrit Jazz Talk. Approche lexicologique, esthétique et culturelle du jazz (PUM, 2021). Il a par ailleurs traité l’écriture inclusive de façon critique (Le sexe et la langue, 2023, Intervalles) et analysé les nouveaux discours idéologiques dans Les moutons de la pensée (Cerf, 2022). Il est également traducteur littéraire (Michael McDowell, Julian Fellowes, Ray Celestin…) et traducteur technique dans le domaine du vin, de la musique et du vêtement. Préface de Jean-Robert Pitte. 

PRESENTATION
 » Spécialiste de sémantique, le linguiste Jean Szlamowicz propose une approche inédite du vocabulaire du vin dans un texte à l’écriture précise et stimulante. En suivant le fil de la langue, il conjugue une démarche culturelle, stylistique et historique pour traiter le vin sous toutes ses facettes.

Entrecoupé d’évocations littéraires, l’ouvrage fourmille de découvertes étymologiques, rappelle des mots oubliés et élucide des formulations étranges — qu’est-ce donc qu’une finale caillouteuse ou une énergie solaire ? Mais surtout, il construit une approche rigoureuse pour décoder nos façons de parler du vin qui servira à l’amateur comme au professionnel, aux linguistes, traducteurs et, tout simplement, aux amoureux de la langue.

Car entre promesses sensorielles et opacité technique, le vocabulaire du vin peut se montrer déroutant. Mais en s’appuyant sur la recherche en sciences de l’alimentation et en œnologie, en neurologie et en linguistique, l’auteur explique les illusions sensorielles qui confondent les mots et les choses… On peut dire qu’un vin est racé, minéral, longiligne, gourmand, gouleyant, soyeux… mais cela renvoie-t-il à des propriétés du vin ou du discours ? Comment savoir si un vin est concentré, puissant, charpenté ou corsé ?

Savoir parler du vin dévoile aussi la logique mystérieuse des noms de couleurs en français car les vins blancs sont jaunes et les vins gris sont roses tandis que les raisins noirs font du vin rouge !… Dans des pages plus philosophiques, l’auteur se penche sur le vin comme objet-temps qui renvoie à l’histoire culturelle comme à l’histoire personnelle, au vieillissement, à la mémoire et à la nostalgie.

Voyageant entre Monbazillac et Montrachet, il tire des noms du vin la matière d’une puissante évocation culturelle, se servant du vin pour explorer la géographie, pour illustrer d’une manière originale la théorie des noms propres — et pour expliquer le rapport insoupçonné entre Burgundy et gants en cuir climat et clitoris ou champagne et cognac. La profondeur culturelle du vin, inscrite dans la langue, sculpte notre imaginaire, notre sentiment de la géographie et de l’histoire. C’est au point où l’on peut s’interroger : boit-on le même vin dans toutes les langues ? Un chapitre consacré à la traduction montre comment l’anglais et le français configurent différemment les catégories de la dégustation, passant en revue les intraduisibles que sont le terroir ou le passerillage et parcourant le vocabulaire énigmatique détaillant la sucrosité du vin — liquoreux, moelleux ou botrytisé… Partagé entre sacré et hédonisme, simplicité et snobisme, le vin n’échappe pas non plus aux discours idéologiques qui lui attribuent vices ou vertus politiques. C’est même cette omniprésence significative du vin, de la gastronomie aux plaisirs simples, qui en fait un élément remarquable de notre culture… »